Vendredi 7 septembre 2007
L’US Open bat son plein en ce début septembre et c’est une bonne occasion pour les joueuses représentant la bannière étoilée de réaliser des exploits. Exploits que Serena Williams n’a pas réussi à accomplir face à la Belge Justine Henin en quart de finale. Balayée en deux sets 7-6 et 6-1, l’Américaine justifiait cette déconfiture par une réussite inconsidérée de l’adversaire : « Je crois qu'elle a eu beaucoup de chance, et j'ai fait beaucoup d'erreurs » estimait Serena en conférence de presse. « Je crois que c'est généralement le cas avec moi, c'est moi qui perds ou qui gagne. »
Mais Serena Williams n’a vraiment pas la palme de la déclaration la plus fracassante. C’est Oracene Price, la mère et coach des sœurs Williams, qui a accusé l’entraîneur de la Belge de tricherie. « Serena a perdu contre quelqu'un qui a été guidé par son entraîneur durant tout le match. Le tennis serait-il devenu un sport d'équipe ? » a déclaré Oracene Price avant d’ajouter « C'est triste si (Henin) doit tricher pour l'emporter ». En effet, Carlos Rodriguez, le coach de la n°1 mondiale, prodigue régulièrement pendant les matchs de la Belge quelques conseils précieux afin d’aiguiller tactiquement sa joueuse. Ce genre de pratiques, formellement interdit par le règlement de la WTA, est cependant toléré dans les limites du raisonnable. Inutile de dire que ces déclarations tonitruantes ont fait un tollé en Belgique, Carlos Rodriguez ayant même dû s’expliquer publiquement sur son comportement pendant les matchs de sa protégée. « Les Williams sont des gens épouvantables qui ne jouent pas un match de tennis que sur le terrain » a-t-il réagi dans la presse. « Ils cherchent à vous déstabiliser tous les jours. Ce qu'ils disent ou ce qu'ils font, c'est parce qu'ils ont peur et qu'ils n'ont pas les moyens de battre Justine autrement » a-t-il poursuivi. Venus, qui retrouvera Justine Henin en demi-finale, a également apporté sa pierre à l’édifice en déclarant qu’elle gagnerait ce match pour Serena étant touchée par l’échec de sa cadette.
Tous les ingrédients sont finalement réunis pour assister à une magnifique empoignade. Les deux joueuses se sont révélées comme étant les plus solides depuis le début de la quinzaine. D’un côté, une Venus Williams qui réalise des coups gagnants extraordinaires, des montées au filet impressionnantes et qui mène largement dans les faces à faces (7-1). De l’autre une Justine Henin plus forte que jamais notamment mentalement qui posera beaucoup de problème à Venus si elle se met à ramener toutes les balles comme à son habitude. Bref une rencontre qui affole tous les pronostiqueurs !
C’est un événement rarissime qui s’est produit lors du tournoi de Cincinnati doté de 175 000 $. En effet, la Russe Anastasia Rodionova s’est vue exclue pour comportement antisportif pendant son match de premier tour face à l’Allemande Angélique Kerber…
Alors que la joueuse russe avait clairement le match en main à 6-4 4-4 service à suivre, Anastasia Rodionova n’a pas réussi à conserver son engagement et a ainsi laissé filé bêtement la deuxième manche… Il n’en fallait pas plus pour rendre la Russe folle de rage ! Après avoir perdu le premier jeu du troisième set et voyant que le match lui échappait Rodionova, 78ème joueuse mondiale, a lancé une balle en direction d’un petit groupe de supporters acquis à la cause de son adversaire, Angélique Kerber. La balle en question vint heurter le mur publicitaire devant les supporters allemands. Et, pendant que les joueuses changeaient de côté, l’arbitre et le juge principal ont décidé, en concertation, de disqualifier Anastasia Rodionova pour ce geste.
La joueuse russe, qui prétend que les fans étaient très dissipés pendant les échanges, s’est expliquée en fin de match : ‘’Je suis simplement choquée. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils m'ont disqualifiée.’’ Selon Rodionova, le juge principal du tournoi que l’arbitre appelle habituellement en cas de litige, n’avait pas vu l’incident et s’est fondé uniquement sur les dires de l’arbitre de chaise. ‘’Je suis complètement bouleversée. Je n'avais jamais vu auparavant dans ma vie disqualifier des joueurs dans de telles situations. Je n'ai pas eu d'avertissement. Je n'ai touché personne avec cette balle. Je n'ai insulté personne et je n'ai pas non plus jeté ma raquette’’ ajoutait la joueuse incriminée.
Se posent ainsi plusieurs questions. D’une part le problème du public bruyant et irrespectueux envers les joueuses. L’arbitre de chaise a le devoir de faire respecter le bon déroulement du match en invectivant les supporters bavards ; Ce qui n’a apparemment pas été fait lors de ce match. D’autre part, des moyens divers sont mis à la disposition de l’arbitre pour punir une joueuse lorsqu’un dérapage est constaté. On peut se demander si dans ce cas là, la décision n’a pas été disproportionnée. Cependant, ce geste méritait effectivement au minimum un avertissement.
Irina Spirlea avait subi le même sort en 1996 pour avoir insulté un juge de ligne. Rodionova fait maintenant parti du cercle très fermé des joueuses exclues pour comportement antisportif !
Commentaires