C’est un événement rarissime qui s’est produit lors du tournoi de Cincinnati doté de 175 000 $. En effet, la Russe Anastasia Rodionova s’est vue exclue pour comportement antisportif pendant son match de premier tour face à l’Allemande Angélique Kerber…
Alors que la joueuse russe avait clairement le match en main à 6-4 4-4 service à suivre, Anastasia Rodionova n’a pas réussi à conserver son engagement et a ainsi laissé filé bêtement la deuxième manche… Il n’en fallait pas plus pour rendre la Russe folle de rage ! Après avoir perdu le premier jeu du troisième set et voyant que le match lui échappait Rodionova, 78ème joueuse mondiale, a lancé une balle en direction d’un petit groupe de supporters acquis à la cause de son adversaire, Angélique Kerber. La balle en question vint heurter le mur publicitaire devant les supporters allemands. Et, pendant que les joueuses changeaient de côté, l’arbitre et le juge principal ont décidé, en concertation, de disqualifier Anastasia Rodionova pour ce geste.
La joueuse russe, qui prétend que les fans étaient très dissipés pendant les échanges, s’est expliquée en fin de match : ‘’Je suis simplement choquée. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils m'ont disqualifiée.’’ Selon Rodionova, le juge principal du tournoi que l’arbitre appelle habituellement en cas de litige, n’avait pas vu l’incident et s’est fondé uniquement sur les dires de l’arbitre de chaise. ‘’Je suis complètement bouleversée. Je n'avais jamais vu auparavant dans ma vie disqualifier des joueurs dans de telles situations. Je n'ai pas eu d'avertissement. Je n'ai touché personne avec cette balle. Je n'ai insulté personne et je n'ai pas non plus jeté ma raquette’’ ajoutait la joueuse incriminée.
Se posent ainsi plusieurs questions. D’une part le problème du public bruyant et irrespectueux envers les joueuses. L’arbitre de chaise a le devoir de faire respecter le bon déroulement du match en invectivant les supporters bavards ; Ce qui n’a apparemment pas été fait lors de ce match. D’autre part, des moyens divers sont mis à la disposition de l’arbitre pour punir une joueuse lorsqu’un dérapage est constaté. On peut se demander si dans ce cas là, la décision n’a pas été disproportionnée. Cependant, ce geste méritait effectivement au minimum un avertissement.
Irina Spirlea avait subi le même sort en 1996 pour avoir insulté un juge de ligne. Rodionova fait maintenant parti du cercle très fermé des joueuses exclues pour comportement antisportif !
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