Après une saison 2005 très satisfaisante : 6 titres, deux finales de Grand Chelem et une place de n°1 mondiale en fin d’année, Lindsay Davenport éprouve tout de même quelques regrets en pensant aux occasions manquées pendant les grands rendez-vous…
En 2005, les Kim Clijsters et autres Maria Sharapova n’ont pas réussi à faire trembler la montagne Lindsay (98 semaine en tête du classement WTA). Et pourtant, en 2004, elle évoquait une retraite anticipée après une baisse de morale liée à des résultats mitigés. L’appel de la petite balle jaune était cependant trop fort pour Davenport qui se relançait définitivement après un parcours sans faute dans sa Californie natale… Cette année est donc placée sous le signe d’un objectif clair : remporter un nouveau Majeur. Lindsay Davenport a décidé de tirer un trait sur la saison de terre battue trop exigeante, et de limiter ses sorties en 2006 afin de pouvoir se présenter au sommet de sa forme pour LE rendez-vous qui lui tient à cœur : Wimbledon. ‘’Après Miami, je vais voir ce qui se passe, si je vais ou non jouer sur la terre battue. Je serais surprise si je retournais à Paris. Et cela me va comme cela. Je ne vais pas jouer une saison complète comme l’année dernière’’. La terre battue est bien entendu la surface qui met le plus en difficulté son jeu tout en puissance, son déplacement laisse vraiment à désiré sur la surface meuble du tournoi parisien. De plus Lindsay Davenport, bien qu’étant aux avant-postes du classement, est peut-être la n°1 mondiale la moins connue du public français n’ayant jamais brillé à Roland Garros. Ses apparitions ne déclanchent pas l’hystérie générale, loin de là !
Déjà l’an dernier elle avait longuement hésité avant de jouer Porte d’Auteuil. Lindsay Davenport avait pourtant atteint les quarts de finale (défaite 6-3 6-0 contre Mary Pierce), mais déjà elle se réjouissait de la fin de la saison sur terre : ‘’Je suis contente que la saison sur terre battue soit finie pour pouvoir passer à d'autres surfaces où mon déplacement sera meilleur’’.
A l’heure actuelle, l’Américaine souhaite défendre son titre à Amelia Island (sur terre battue aux Etat-Unis) mais ne désire pas faire le déplacement en Europe au mois de mai. Elle n’a qu’un objectif en tête remporter un nouveau titre du Grand Chelem et en particulier à Londres pour pouvoir tirer sa révérence de la plus belle des manières.
Serena Williams n’a jamais été aussi forte que lorsqu’elle a fait l’objet de critiques répétées. Et le moins que l’on puisse dire c’est que lors de chaque apparition de l’Américaine durant l’Open d’Australie, les langues se sont délié dans les travées de la Rod Laver Arena ! C’est le cas notamment de Barbara Schett, ancienne joueuse autrichienne, qui ne cachait pas sont étonnement face aux nouvelles mensurations de Serena Williams…
Les problèmes de poids ont longtemps été l’un des centres d’intérêts principal dans le tennis féminin : On se souvient surtout de Monica Seles qui faisait souvent l’objet de moqueries de la part de ses détracteurs alors qu’elle affichait des rondeurs plus que généreuses. Dans l’extrême inverse, en 2003, c’est Daniela Hantuchova qui subis les foudres de la critique, une critique qui provient notamment d’anciennes n°1 mondiales Tracy Austin et Martina Navratilova. La Slovaque, que beaucoup de spécialistes jugeaient aux portes de l’anorexie, a traversé une période difficile après son coup d’éclat à Indian Wells. La principale intéressée ne faisait alors aucun parallèle entre ses formes physiques et ses résultats tennistiques. Une attitude que l’on retrouve aujourd’hui chez Serena Williams. D’ailleurs, le poids de l’athlète afro-américaine a toujours passionné les spécialistes du tennis. A Roland Garros en 2003 face à Justine Henin-Hardenne, les journalistes de France Télévision proposaient une comparaison douteuse entre Serena et Mike Tyson… bref le physique prend une place de plus en plus prépondérante dans le tennis actuel. Un tennis féminin surmédiatisé où les joueuses sont de plus en plus soumises aux icônes de la mode.
Serena a récemment annoncé qu’elle se préparait activement pour retrouver sa forme. Après sa défaite en deux sets au troisième tour en Australie, les prétendues raisons de cette contre-performance étaient déjà à contre-courant de toutes les critiques: ‘’Je ne trouvais pas mes coups. Rien de ce que je tentais ne fonctionnait. Il y a des jours comme ça où rien ne va. Ma préparation a été suffisante. Je n'ai tout simplement pas joué mon meilleur tennis’’. Aujourd’hui, Serena se rend à l’évidence. Retombée à la 39ème place mondiale (son pire classement depuis 1998), Serena a déclaré forfait pour le tournoi de Tokyo et s’est octroyé trois semaine de travail pour revenir en force, ‘’j’ai besoin de plus de temps d’entraînement pour arriver à jouer au plus haut niveau’’ déclarait la championne américaine qui semble retrouver la raison et le goût de la compétition. Dans moins de deux semaine les yeux seront rivés sur l’ex-n°1 mondiale au tournoi d’Anvers, un tournoi qui apparaît comme un véritable tournant dans la saison de Serena Williams !
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